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Transports

VIDÉO - Voyage à bord d’un vélomobile, alternative à la voiture

Ehouarn Cotonea pilote depuis plus d’un an un vélomobile. À la différence du deux-roues traditionnel, cet engin sans moteur se conduit allongé dans un habitacle caréné. Une bonne alternative à la voiture qui rassemble de plus en plus d’adeptes.

Le Folgoët (Finistère), reportage

Depuis 2015, le Vélomobile Club de France fédère des passionnés de vélo couché. Des cycles qui se conduisent assis, voire allongés selon les modèles, et dont la carrosserie aérodynamique permet une meilleure adhérence au sol et à l’air. Pensés comme un prolongement du deux-roues, ces vélos horizontaux bénéficient de rétroviseurs, d’un klaxon et d’une signalétique complète pour rouler sans risque sur l’asphalte.

À l’intérieur, une chaîne, un pédalier et parfois une petite assistance électrique, mais aussi un espace de stockage pour les courses ou les affaires de voyage.



Chaque année, l’association organise une grande excursion qui rassemble plus d’une trentaine de vélomobiles, tous plus singuliers les uns que les autres. Les couleurs, le ciselage, les motifs, le drapeau mais aussi le nombre de roues rendent chaque cycle unique. À plus forte raison qu’on en compte environ 500 en France et pas plus de 5.000 dans le monde, selon Denis Bodennec, le président du club.

Au pied de la cathédrale Saint-Corentin à Quimper.

Publiée par Vélomobile-France sur Vendredi 16 août 2019

Plus économique, plus écologique

Sensibles à l’écologie, les vélomobilistes ont pour beaucoup troqué tout ou partie de leur voiture pour le vélo couché. Et son bilan écologique est excellent : selon les calculs d’Ehouarn Cotonea, le vélomobile émet 6 grammes d’équivalent CO2 par kilomètre, contre 251 grammes pour la voiture, soit quarante-deux fois moins. Le prix de ce vélo très particulier varie entre 2 500 et 10 000 euros selon les modèles, l’état et la main-d’œuvre. Un coût important, mais qui se compense à terme grâce aux économies d’essence, de parking et de révision. Au-delà du gain économique, les bienfaits sanitaires du pédalage sont nombreux et l’allure du cycle suscite des liens sociaux étonnants.

Pour l’entreprise à mission Time for the Planet, Ehouarn a débuté l’année dernière un tour de France avec des conférences à Bordeaux, Toulouse ou encore Montpellier afin de promouvoir le vélo couché. Bien que la crise sanitaire ait interrompu son périple, il poursuit son travail de sensibilisation sur les routes de Bretagne en échangeant avec les curieux. L’objectif : démocratiser le vélomobile et en faire un moyen de transport à part entière.

C’est maintenant que tout se joue…

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