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Reportage — Alternatives

VIDÉO - Quand les enfants vont à l’école de la forêt

Apprendre à faire du feu, tailler du bois ou nommer les insectes, le tout en pleine forêt... Dans le Finistère, une « Forest School » propose aux enfants une pédagogie par la nature : des ateliers en plein air pour développer leur autonomie et leur sensibilité. Reportage vidéo.

Lanhoulou (Finistère), reportage

Colin admire un insecte posé sur sa main. Du haut de ses six ans et en fin connaisseur de la forêt, il l’identifie immédiatement comme une jeune libellule. Un peu plus loin, Lucas et ses copains pataugent joyeusement dans la rivière en quête d’araignées d’eau. Le but, les capturer pour les observer de tout près, avant de les relâcher bien sûr.

Bienvenue dans la « Forest School » (« école dans la forêt ») de la forêt de Lanhoulou, à une quinzaine de kilomètres de Quimper, en Bretagne. Au sein de cette structure, qui n’est pas une école au sens littéral, l’association Autour du feu propose une fois par semaine aux enfants de 0 et 13 ans des ateliers dans la nature — il faut compter entre 200 et 400 euros en fonction des revenus pour une trentaine d’ateliers par an. L’objectif de cette « école » d’un autre genre : « Leur enseigner les trois axes de la pédagogie par la nature : prendre soin de soi, prendre soin des autres et soin de la nature », explique Typhaine Gaillard, intervenante à Autour du feu.



« Chasse aux bébêtes », allumer un feu, découper du bois, reconnaître les insectes... Les multiples ateliers, auxquels parents ou accompagnants sont les bienvenus, leur permettent de développer leur bien-être, leur communication et leur sensibilité à l’égard de toutes les formes de vie.

Farhad a ainsi constaté la motivation de sa petite fille, qu’il accompagne pour la troisième fois, à venir ici. La mère d’Emma a, elle, noté un lien plus fort entre sa fille et les enfants participant aux ateliers, plutôt que « ceux de l’école, qu’elle voit pourtant tous les jours ». À la fin de la journée, Colin remercie d’ailleurs tous ceux qui l’ont aidé « à la chasse aux gerris ». Pour sûr, il reviendra !

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