Romain Salas"/>
Journal indépendant, en accès libre pour tous, sans publicité ni actionnaire, financé par les dons de ses lecteurs
Recevoir la lettre d'info

Alternatives

VIDÉO - Pédaler pour faire de la musique… et financer la transition énergétique !

Un vélo, des muscles et du soleil : le Solar Sound System, une sono nomade créée en 1999 et fonctionnant à l’énergie solaire et musculaire, rencontre un succès international. Il finance des projets de recherche sur la transition énergétique, comme celui d’exhumer les innovations du passé pour répondre aux enjeux actuels.

Montreuil (Seine-Saint-Denis), reportage

Pierre-Antoine pédale à vive allure. Face à lui, les enceintes pulsent. Pour que la musique ne s’arrête pas, tout repose sur ses cuisses et sur le vélo générateur relié aux baffles. Le répit viendra lorsque les rayons du soleil caresseront les panneaux photovoltaïques du système son. Un peu de soleil et un peu de sueur, c’est le maigre tribut à payer pour faire fonctionner le Solar Sound System. Un dispositif équipé d’enceintes et de platines qui sonorisent un DJ par la seule force du soleil et des muscles.

Son créateur, Cédric Carles, et son équipe font la démonstration du Solar au sein de la Station-E, une friche industrielle située à Montreuil, aux portes de Paris. Un lieu d’innovation spécialisé dans deux activités rarement mises en commun : la fête engagée et la recherche sur les questions énergétiques. « Chez nous, la fête finance la recherche », souligne le designer franco-suisse. En effet, depuis la création du premier prototype de Solar Sound System, en 1999, Cédric Carles a organisé de nombreux événements en France et à travers le monde qui ont permis de financer d’autres projets hébergés au sein de la Station-E.



Le plus emblématique est sans doute l’initiative baptisée Paléo-Énergétique, un programme de recherche participatif visant à exhumer les innovations du passé pour répondre aux enjeux énergétiques actuels. Parmi les inventions retrouvées : un camion à hydrogène de la Seconde Guerre mondiale, des deux-chevaux transformées en voitures électriques, un chargeur de piles alcalines réputées non rechargeables… Une kyrielle d’innovations que Cédric Carles et son équipe s’évertuent à remettre au goût du jour, afin d’accélérer la transition énergétique.

C’est maintenant que tout se joue…

La communauté scientifique ne cesse d’alerter sur le désastre environnemental qui s’accélère et s’aggrave, la population est de plus en plus préoccupée, et pourtant, le sujet reste secondaire dans le paysage médiatique. Ce bouleversement étant le problème fondamental de ce siècle, nous estimons qu’il doit occuper une place centrale et quotidienne dans le traitement de l’actualité.
Contrairement à de nombreux autres médias, nous avons fait des choix drastiques :

  • celui de l’indépendance éditoriale, ne laissant aucune prise aux influences de pouvoirs. Reporterre est géré par une association d’intérêt général, à but non lucratif. Nous pensons qu’un média doit informer, et non être un outil d’influence de l’opinion au profit d’intérêts particuliers.
  • celui de l’ouverture : tous nos articles sont en libre accès, sans aucune restriction. Nous considérons que l’information est un bien public, nécessaire à la compréhension du monde et de ses enjeux. Son accès ne doit pas être conditionné par les ressources financières de chacun.
  • celui de la cohérence : Reporterre traite des bouleversements environnementaux, causés entre autres par la surconsommation, elle-même encouragée par la publicité. Le journal n’affiche donc strictement aucune publicité. Cela garantit l’absence de lien financier avec des entreprises, et renforce d’autant plus l’indépendance de la rédaction.

En résumé, Reporterre est un exemple rare dans le paysage médiatique : totalement indépendant, à but non lucratif, en accès libre, et sans publicité.
Le journal emploie une équipe de journalistes professionnels, qui produisent chaque jour des articles, enquêtes et reportages sur les enjeux environnementaux et sociaux. Nous faisons cela car nous pensons que la publication d’informations fiables, transparentes et accessibles à tous sur ces questions est une partie de la solution.

Vous comprenez donc pourquoi nous sollicitons votre soutien. Des dizaines de milliers de personnes viennent chaque jour s’informer sur Reporterre, et de plus en plus de lecteurs comme vous soutiennent le journal. Les dons de nos lecteurs représentent plus de 97% de nos ressources. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, le journal sera renforcé. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Recevoir gratuitement par e-mail les lettres d’info

Inscrivez-vous en moins d'une minute pour recevoir gratuitement par e-mail, au choix tous les jours ou toutes les semaines, une sélection des articles publiés par Reporterre.

S’inscrire