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Rassemblement contre l’usine de bitume dans Perpignan (Pyrénées-Orientales)

Le samedi
19
octobre




Le 22 mai 2017, les élus et le président de la Communauté Urbaine de Perpignan ont validé la transformation du document d’urbanisme de Saint-Estève (Plan Local d’Urbanisme). Dans ce cadre, ils ont acté le projet d’extension d’une « gravière existante » sur une zone agricole de 7 hectares de terres maraîchères situées en bordure immédiate de la ville de Perpignan, au sud-est de la commune de Saint-Estève.

Les membres du collectif "Stop à l’usine de bitume dans Perpignan" dénoncent :

 Un mensonge sur l’activité réelle de l’activité : Tout le monde sait très bien que le site concerné n’est pas une « gravière », mais contient surtout un site de production d’enrobés routiers exploité par un conglomérat de 3 sociétés : « Roussillon Enrobés » (filiale du groupe Colas/Bouygues), « Lafarge » et « Durand ». En effet, la première installation d’une centrale d’enrobage sur le site date du 2 janvier 1974, autorisée par arrêté préfectoral. Depuis le site a évolué en accord avec les services de la préfecture par le biais d’arrêtés préfectoraux complémentaires. Le site produit ainsi chaque année actuellement environ 200 000 tonnes d’enrobés bitumineux. Il ne s’agit évidemment pas d’une carrière d’extraction de graviers mais bien d’une activité industrielle classée ICPE. Les habitants ont donc été trompé volontairement par les maires de Perpignan et de Saint-Estève pour le développement d’activités des entreprises multinationales BOUYGUES et LAFARGE.

 La disparition de terres agricoles fertiles : La protection des sols agricoles de grande qualité agronomique en zone périurbaine est désormais une priorité. La chambre d’agriculture a conforté cette analyse par un courrier du 21 novembre 2016 en indiquant que « la création d’un sous-secteur Agr pour le « maintien de la gravière en place » va mettre en péril la production et la pérennité d’une exploitation serriste voisine. Les nuisances déjà constatées s’en trouveraient accrues en particulier l’émission de poussières sur des cultures très sensibles… En conséquence, nous souhaitons que ces parcelles soient classées en zone A afin de préserver les meilleures terres et l’activité agricole présente ».

 L’aggravation de la pollution de l’air pour les habitants de Perpignan : Le directeur de la clinique Saint-Pierre a ainsi saisi le directeur de l’Agence Régionale de la Santé (ARS) le 18 mai 2017 en ces termes : « … cette structure est située à moins de 600 mètres de la clinique et elle va générer une pollution supplémentaire tant au niveau de l’air que des eaux de ruissellement qui sont à proximité d’une des alimentations en eau potable de la ville… ». Évidemment, les populations résidentes à proximité dans plusieurs quartiers de la ville sont logés à la même enseigne que les personnes hospitalisées dans cet établissement. Pourtant, la pollution de l’air est devenu un critère important de santé publique. Les endroits pollués font souvent l’objet d’une dépréciation de la valeur de l’immobilier.

 Une menace de pollution des eaux superficielles et du fleuve la Têt : La zone d’implantation de l’usine actuelle, et son projet d’extension, est située en zone inondable, classée en zones R1 et R2 dans le PPRI de 1994. Est-il sérieusement possible d’imaginer l’extension d’une zone de production et de stockage d’enrobés bitumeux à proximité d’un fleuve côtier à proximité de la méditerranée ? Comment prendre le risque d’une véritable marée noire en cas de forte crue ?

 Un risque aggravé de pollution des eaux souterraines et de l’eau potable : Un forage d’eau potable alimentant les habitants de Perpignan se trouve au milieu du projet d’extension et à proximité directe de l’usine actuelle (forage prioritaire Els Horts, arrêté préfectoral 2012130-0016). Comment peut-on imaginer l’extension d’une usine de production et de stockage d’enrobés pétroliers sur une zone stratégique et prioritaire de captage d’eau potable ?

Pour tous ces motifs, les membres du collectif et les signataires de la présente pétition exigent :

 L’abandon de ce projet d’extension qui n’a pas sa place en périphérie d’une zone très urbanisée,
 La réalisation d’un audit indépendant sur les risques et nuisances de l’installation existante sur la santé publique et la qualité de l’air, de l’eau souterraine et les milieux aquatiques,en vue du démantèlement des installations existantes,
 Le maintien et le développement d’une agriculture de qualité à proximité du centre urbain par la création d’emplois et l’installation de jeunes producteurs pour alimenter les circuits de restauration collective locale,
 La consultation citoyenne des habitants sur les sujets qui impactent l’environnement, la santé et la qualité de vie à Perpignan.

Rassemblement et journée d’action le 19 octobre 2019 sur le site de l’usine

Nous avons besoin de toutes les bonnes volontés pour nous aider à mettre en place et réussir ce rassemblement pour l’abandon de ce projet néfaste à tout point de vue.

Contacts : stopbitumeperpignan@gmail.com
Facebook : Évènement du 19 octobre

Membres du collectifs :

* Associations, collectifs et syndicats : Als Horts, Alternatiba 66, ANV-COP21, ASPAHR, Collectif AntiOGM66, ATTAC France, Collectif Cebta, Collectif Le vent tourne, Confédération Paysanne, Conseil Citoyen du Bas-Vernet, En Commun 66, FRENE 66, Gilets Jaunes du 66, Gilets Jaunes France Gilets Jaunes du 34, Jeunesse écologique révolutionnaire, Jeunes pour le climat, Jeunes Agriculteurs 66, La piraterie à roulettes, Les feuilles qui froissent, Saint-Hippolyte Environnement, Extinction Rébellion,...

* Organisations politiques : EELV 66, France Insoumise, Génération-s, Nou-s Perpignan, NPA 66, PCF 66, PG 66, PS 66, ...

* Habitants et citoyens de Perpignan, de Saint-Estève, des alentours :






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Lire aussi : https://www.change.org/p/jean-marc-...

4 lieux de rassemblements sont programmés à partir de 10 heures, afin d’effectuer plusieurs marches et de se rassembler sur un terrain mis à disposition par un agriculteur sur le site.

• 1. Collège La garigole (Saint Assiscle) – marche jusqu’au rond-point de l’usine pour rassemblement à 11 heures (20 minutes de marche).

• 2. Avenue Louis Torcatis - pont Arago (Bas vernet) – marche ou vélo jusqu’au rond-point de l’usine pour rassemblement à 11 heures (20 minutes de marche).

• 3. Chez Pierre, 12 chemin du pont des jardins (Saint Estève) – marche ou vélo jusqu’au rond-point de l’usine pour rassemblement à 11 heures (20 minutes de marche).

• Directement au rond point du bitume, stationnement le long du cami dels horts.

Rassemblement sur le rond-point du bitume de 11 heures à midi.

Repas tiré du sac sur le terrain de Pierre de midi à 14 heures.

Prises de paroles et scène ouverte de 14 heures à 17 heures.

Concert et projections en soirée, restauration, buvette.