Accueil > Editorial > Reportage >

Paroles d’Amérindiens sur la Montagne d’or, en Guyane

21 décembre 2018 / Stéphane Trouille (Reporterre)



Contre le projet minier de la Montagne d’or, en Guyane, se dressent notamment les premières nations. Reportage en vidéo sur une mobilisation pour défendre des terres ancestrales autant que de la forêt primaire.

L’auteur de ce reportage, Stéphane Trouille, a été interpellé par la police à Valence le 8 décembre lors d’une manifestation des Gilets jaunes, parce qu’il s’était opposé à une violence policière. Lors de son procès le 26 décembre, il a été condamné à 12 mois de prison ferme.

Stéphane Trouille, journaliste vidéo et activiste, le 8 décembre 2018.

Apparu au grand jour vers le milieu de l’année 2015, le projet minier de la Montagne d’or, dans l’ouest de la Guyane, polarise la société locale. S’il voyait le jour, il ferait entrer la Guyane dans l’ère de l’industrialisation de la production aurifère : la mine pourrait occuper la superficie de la ville de Cayenne et son volume trente-deux fois celui du dôme du Stade de France.

La multinationale russe Nordgol et les promoteurs de ce projet le défendent en parlant de création d’emplois et d’enrichissement des populations, notamment locales. Les opposants, dont le collectif Or de question [1], voient au contraire les menaces qui pèsent sur l’environnement, le coût énergétique colossal et le « mépris » dont s’estiment victimes les populations autochtones.



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre




Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre.


[1Le collectif Or de question fédère aujourd’hui des organisations guyanaises et nationales, comme Les Amis de la Terre ou Ingénieurs sans frontières, contre ce qu’il qualifie de « mégamine d’or industrielle ».


Lire aussi : En Guyane, l’opposition se lève contre un projet de mine destructeur de la forêt

Source : Stéphane Trouille pour Reporterre

Photo : © Stéphane Trouille/Reporterre

Dans les mêmes dossiers       Mines et Gaz de schiste Forêts tropicales



Sur les mêmes thèmes       Luttes