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Notre-Dame : six mois après l’incendie, le scandale de la contamination au plomb

18 octobre 2019



Les analyses menées auprès de 877 enfants vivant dans les arrondissements de Paris autour de la cathédrale Notre-Dame indiquent que 12 d’entre eux présentent un taux de plomb supérieur « au seuil de déclaration obligatoire du saturnisme infantile ». En tout, 78 enfants ont une surveillance médicale en raison d’un taux de plomb élevé.

Ces résultats ont été publiés par l’Agence régionale de santé (ARS) le 14 octobre dernier et confirment les premiers résultats révélés par l’agence à la mi-septembre. « On est au même niveau que la population générale », a relativisé Aurélien Rousseau, le directeur général de l’ARS d’Île-de-France lors de la conférence de presse de présentation des résultats.

Une interprétation contestée par nos confrères de Mediapart, qui estiment que « ce bilan est alarmant ». « Le pourcentage des enfants âgés de moins de six ans et contaminés est supérieur à une moyenne nationale définie dans une étude, datant de 2009 », expliquent-ils.

L’association Robins des bois, elle, s’alarme des taux de poussières de plomb mesurés sur la voirie parisienne à la suite d’une campagne de prélèvements de la Direction régionale des affaires culturelles. 64 prélèvements ne dépassent pas le seuil réglementaire, en revanche, 38 le dépassent, selon les informations compilées par l’association. Pour elle, l’incendie de Notre-Dame a abattu sur la capitale une « rafale de plomb », alors que des prélèvements antérieurs montrent que « la voirie de Paris avant l’incendie de Notre-Dame n’était pas globalement imprégnée par une pollution au plomb débridée, homogène et irrémédiable. »






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