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Les professionnels de plus en plus exposés aux rayons ionisants en France

16 octobre 2020



L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a publié ce jeudi 15 octobre le bilan 2019 des expositions professionnelles aux rayonnements ionisants en France. La structure a suivi 395.040 travailleurs des domaines médical et vétérinaire, nucléaire, industriel et de la recherche ; dont 25.328 personnes exposées à la radioactivité naturelle (essentiellement des personnels navigants de l’aviation civile ou militaire soumis au rayonnement cosmique).

Cet effectif a augmenté de 1,2 % par rapport à 2018. Comme dans le bilan précédent, les effectifs se trouvent principalement dans le domaine médical (58 %) et dans le domaine nucléaire (22 %).

Sur l’ensemble de l’effectif suivi, le bilan de l’exposition 2019 montre que la grande majorité des travailleurs (76,3 % des travailleurs surveillés) est non exposée ou à des doses inférieures au seuil d’enregistrement.

Pourtant, la dose individuelle moyenne est en augmentation par rapport à 2018, se situant à 1,20 millisievert (mSv) (1,12 mSv en 2018). Des dépassements de la limite annuelle réglementaire de 20 mSv ont été enregistrés pour cinq travailleurs [1] (10 en 2018).

L’IRSN a également constaté que la dose collective [2] pour l’ensemble des travailleurs suivis s’établit à 112,3 h.Sv, soit 8 % de plus par rapport à 2018. Cette augmentation est liée principalement au volume accru des travaux de maintenance dans l’industrie nucléaire et à l’augmentation des doses reçues par le personnel navigant exposé au rayonnement cosmique, en lien notamment avec le cycle de l’activité solaire.

La dose individuelle moyenne la plus élevée est celle des travailleurs exposés à la radioactivité naturelle (2,18 mSv), qui sont à plus de 98 % des personnels navigants soumis aux rayonnements cosmiques. On retrouve ensuite les travailleurs du nucléaire et de l’industrie non nucléaire (22 % et 4 % des effectifs suivis) qui ont reçu respectivement des doses de 1,46 mSv et de près de 1 mSv. Enfin, le domaine médical et vétérinaire, qui regroupe la majorité des effectifs suivis, et le domaine de la recherche (3 % des effectifs) présentent les doses annuelles individuelles moyennes les plus faibles, inférieures ou égales à 0,30 mSv.






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[1Cinq travailleurs, dont trois retenus par défaut, en l’absence d’un retour du médecin du travail sur les conclusions de l’enquête.

[2La dose collective d’un groupe de personnes est la somme des doses individuelles reçues par ces personnes. À titre d’exemple, la dose collective de 1.000 personnes ayant reçu chacune 1 mSv est égale à 1.000 homme.mSv soit 1 homme.Sv (h.Sv).


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