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Les lignes à haute tension pourraient augmenter le risque de leucémie chez les enfants

22 juin 2019



Les champs magnétiques à basses fréquences, émis notamment par les lignes à haute tension, représentent un risque « possible » de leucémie chez les enfants qui habitent à proximité, a prévenu vendredi 21 juin l’agence sanitaire, l’Anses.

Elle a recommandé « par précaution » de « ne pas implanter de nouvelles écoles à proximité des lignes à très haute tension », même si aucun lien de cause à effet n’est pour le moment démontré.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire, qui avait déjà alerté en 2010 sur une « association possible entre l’exposition aux champs électromagnétiques basses fréquences et le risque à long terme de leucémie infantile », a expliqué que les nouvelles études parues depuis cette date la conduisaient à « réitérer » ses conclusions.

Les champs magnétiques basses fréquences sont notamment émis par les réseaux de transport d’électricité et les transformateurs électriques. Plusieurs études épidémiologiques mettent en évidence une augmentation statistique du risque de leucémie infantile à partir d’un certain seuil d’exposition, évalué selon les études entre 0,2 et 0,4 microteslas, l’unité de mesure du champ magnétique.

40.000 enfants de moins de 15 ans sont ainsi exposés à leur domicile à un niveau de champ magnétique supérieur à 0,4 µT, et 8.000 enfants sont scolarisés dans une école exposée à un niveau plus élevé que ce seuil, selon une étude commandée par l’Anses et réalisée par l’institut de recherche publique Inserm et le CHU de Caen.

L’Anses a aussi recommandé « de ne pas installer ou aménager de nouveaux établissements accueillant des personnes sensibles (hôpitaux, écoles…) à proximité immédiate des lignes à très haute tension, ni d’implanter de nouvelles lignes au-dessus de tels établissements ».

L’agence a souligné « la nécessité de mieux maîtriser l’exposition en milieu de travail pour certains professionnels susceptibles d’être exposés à des niveaux élevés de champs électromagnétiques, et parmi eux tout particulièrement les femmes enceintes ». En effet, « à des niveaux d’exposition élevés pouvant être rencontrés en milieu professionnel, des études expérimentales ont mis en évidence la possibilité d’effets biologiques (stress oxydant, effets génotoxiques, effets sur la physiologie cellulaire) ».

 Source : Ouest-France.

 Photo : torange.biz






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