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Le tribunal ordonne l’expulsion de la Zad de Gonesse

19 février 2021



La Zad de Gonesse est en sursis. Le tribunal de Pontoise a ordonné vendredi 19 février l’expulsion des militants sous une astreinte de 500 euros par jour de retard.

Installés depuis le 7 février dernier sur le triangle de Gonesse, les occupants de la Zad dénoncent l’installation de la future gare de la ligne 17 du métro du Grand Paris.

Le terrain occupé appartient à l’Établissement public foncier d’Île-de-France (EPFIF). La présidente de la Région, Valérie Pécresse, a porté plainte contre le Comité pour le triangle de Gonesse (CPTG) et son président, Bernard Loup, pour leur soutien à l’occupation du terrain.

« Au vu de la pression politique et de l’incompréhension autour de cette gare en plein champ, on ne comprend pas très bien cette décision », explique à Reporterre Siamak Shoara, membre du CPTG. La décision du tribunal est exécutoire et prendra effet dès la présentation de l’huissier, vraisemblablement samedi 20 février.

« Nous allons lancer un appel à soutien massif, autant vers les politiques que vers les gens qui ont signé le serment du triangle de Gonesse », poursuit Siamak Shoara.

Une tribune signée par une dizaine de personnalités politiques a été publiée vendredi 19 février dans Le Monde appelant à sauver ces terres fertiles.

En attendant l’expulsion, les militants ne vont pas rester les bras croisés. Des événements seront organisés tout le weekend, avec des ateliers de maraîchage pour les jeunes de Villiers-le-Bel (ville voisine du triangle), des matchs de foot et des chantiers participatifs. « L’idée est de faire l’union entre les habitants des quartiers, les collectifs militants et les maraîchers. Car c’est une lutte d’écologie populaire », assure Siamak Shoara.






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