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Le gouvernement « constate l’incompatibilité du projet Montagne d’or » avec l’environnement

23 mai 2019



A l’issue du Conseil de défense écologique, ce jeudi 23 mai au matin, Edouard Philippe et François de Rugy ont tenu une conférence de presse. Ils ont notamment annoncé que « le projet Montagne d’Or ne se fera pas ». Ce projet de mine aurifère en Guyane est très critiqué, car destructeur pour les écosystèmes.

François de Rugy a expliqué que le Conseil de défense avait « constaté l’incompatibilité du projet avec les exigences de protection de l’environnement ».

Sur Twitter, l’avocat en droit de l’environnement Arnaud Gossement a rappelé que cette annonce ne signifiait pas pour autant que le projet ne se ferait pas, la demande d’autorisation n’étant pas encore déposée.

De la même manière, la députée Delphine Batho, également candidate Urgence écologie aux européennes, a dénoncé un « mensonge » : « François de Rugy et Edouard Philippe n’ont fait que répéter la phrase déjà prononcée par le président de la république sur l’incompatibilité du projet, peut-on lire dans un communiqué de son mouvement, Génération écologie. Le mot abandon n’a pas été prononcé. Aucune décision ne sera matérialisée juridiquement. Le sujet est renvoyé à l’hypothétique réforme du code minier, véritable arlésienne depuis des années ».

François de Rugy a aussi annoncé la mise en place d’un observatoire de l’artificialisation des sols, qui produira plus de connaissances par département, en vue d’un calendrier pour aller vers le « zéro artificialisation ».

Le gouvernement est « déterminé à obtenir des résultats concrets et rapides sur le climat et la biodiversité », a déclaré Édouard Philippe. « Toutes les politiques publiques doivent être irriguées par cette préoccupation et intégrer les logiques de préservation du climat », a détaillé le Premier ministre.

Beaucoup accusent le gouvernement d’opportunisme en réunissant ce nouveau Conseil à trois jours des européennes, Édouard Philippe a répondu : « Nous en parlons, ils nous critiquent, nous n’en parlerions pas, on critiquerait ».

 Source : Reporterre.






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