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Le gouvernement anglais interdit l’exploitation du gaz de schiste

4 novembre 2019



Après qu’une nouvelle étude scientifique ait averti qu’il n’était pas possible d’exclure des conséquences « inacceptables » pour les personnes vivant à proximité de sites de fracturation, le gouvernement britannique a annoncé le 2 novembre la suspension de l’exploitation du gaz de schiste par la fracturation hydraulique, avec effet immédiat.

C’est une victoire pour les activistes comme Gillian Kelly, une des héroïnes du livre Les héros de l’environnement.

Elle veut y croire, car "même si on peut s’inquiéter du fait que la décision ait été prise juste avant les élections, il sera très difficile pour le gouvernement de revenir sur cette décision. "

L’étude, réalisée par l’OGA (Oil and Gas Authority), a également averti qu’il n’était pas non plus possible de prédire la puissance des tremblements de terre pouvant être provoqués par la fracturation hydraulique. Cette technique extractive consiste à injecter sous terre à très haute pression de l’eau, des produits chimiques et du sable pour fracturer le schiste argileux et libérer les hydrocarbures qui y sont piégés depuis des millénaires.

Cette décision intervient moins d’une semaine après qu’un autre rapport, rédigé par Whitehall, un organisme de surveillance des dépenses, a révélé que le projet de fracturation au Royaume-Uni avait pris plusieurs années de retard et avait déjà coûté au contribuable au moins 32 millions de livres sans produire d’énergie.

Le gouvernement a déclaré qu’il n’autoriserait aucun nouveau projet de fracturation "jusqu’à ce que la sécurité de cette technique soit prouvée."

Le seul site de fracturation actif du Royaume-Uni à Preston New Road, dans le Lancashire, a été suspendu immédiatement cet été après que la fracturation a déclenché de multiples tremblements de terre qui dépassaient les limites de magnitude acceptables fixées par le gouvernement.

Les ministres ont également averti les sociétés de gaz de schiste qu’il ne soutiendrait pas les nouveaux projets de fracturation, un coup dur pour les entreprises du secteur des combustibles fossiles.

 Source : The Guardian






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