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Climat

Le changement climatique rend impossible le travail en extérieur

50,7 °C en Australie, 41 °C en Argentine… Avec le réchauffement climatique, les températures s’emballent, et il est de plus en plus pénible de travailler dehors. Selon une étude universitaire publiée le 13 janvier dans la revue spécialisée Environmental Research Letters, les pertes de productivité liées aux journées particulièrement chaudes et humides ont même été largement sous-évaluées.

D’après cette étude, conduite par le chercheur en sciences du climat Luke Parsons, de l’université de Durham, en Caroline du Nord, ce sont près de 650 milliards d’heures de travail qui seraient perdues annuellement en raison de chaleurs intenses dans les activités agricoles, forestières, de pêche ou de construction, soit 400 milliards d’heures de plus que précédemment estimé. Ces chiffres reposent sur un croisement de données sur les températures supportables pour l’organisme humain et celles agrégées par la plateforme internationale des conséquences du changement climatique sur la santé publique, hébergée sur le site de la célèbre revue médicale The Lancet.

Selon les auteurs, le nombre d’heures non travaillées pour ces raisons aurait augmenté d’au moins 9 % sur les quatre dernières décennies en raison de l’accroissement des températures. Cette incapacité à travailler en extérieur représente une perte de produit intérieur brut (PIB) avoisinant les 7 % pour l’Inde et les 5 % pour le Vietnam ou le Bangladesh. Selon les estimations des universitaires, cette perte de PIB s’élèverait en outre à environ 1,3 % en Chine, 0,5 % aux États-Unis et 0,1 % en France.

Certaines professions adaptent déjà leurs horaires de travail. C’est le cas en France, où les chantiers de nuit dans la construction sont plus fréquents depuis la canicule de 2003.

C’est maintenant que tout se joue…

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