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La pollution de l’air dans le métro est encore très mal évaluée

19 septembre 2019



Une étude réalisée par l’association Respire et une équipe de scientifiques du Laboratoire de physique et chimie de l’environnement et de l’espace (Lpc2e) a mesuré pour la première fois la présence de particules ultra-fines dans le métro et le RER parisiens.

L’étude, rendue publique mercredi 18 septembre au matin, montre que ces particules ultra-fines représentent plus de 99 % des particules présentes dans l’air des tunnels, et que leur nombre peut monter jusqu’à 800 millions par mètre cube, soit un chiffre très supérieur à ce qui peut être mesuré en extérieur. Ces molécules « menacent tout particulièrement la santé des salariés et des usagers », précisent les auteurs.

Par ailleurs, « les mesures montrent des différences importantes entre différentes parties du réseau », indique l’étude. « Les différences sont considérables entre l’avant, l’arrière et le milieu du quai ; entre des stations plus ou moins profondes ; entre les couloirs et les quais, etc. Et même entre différents trains sur un même quai. »

L’association appelle à poursuivre ces mesures, plus fines que ce qui est actuellement pratiqué dans les transports sous-terrains parisiens. « Comprendre finement ces différences permettrait d’aider la RATP et la SNCF à diminuer les concentrations de polluant dans les enceintes souterraines ou les tunnels et l’exposition des usagers et des personnels », indique l’étude.






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