Accueil > Editorial > Brèves >

La pêche électrique détruit les écosystèmes, confirme une étude

17 octobre 2019



Le passage de chalutiers à perche électriques bouleverse la biodiversité sous-marine, révèle une étude réalisée par le Cefas, l’équivalent britannique de l’Ifremer, que le Journal de l’environnement s’est procurée et a publié jeudi 17 octobre.

D’après l’ONG Bloom, qui en a fourni un décryptage par communiqué, « cette étude est la première à étudier l’impact de la pêche électrique dans le milieu naturel, à des années lumières des études orientées et de piètre qualité des chercheurs néerlandais… financées par les industriels néerlandais ».

L’étude a été menée dans deux zones comparables au sud de l’Angleterre, l’une régulièrement exploitée par les chalutiers électriques et l’autre non. Les principaux résultats de l’étude sont les suivants :

Même si les auteurs de l’étude restent prudents, ne pouvant pas attribuer de manière indiscutable ces différences nettes en termes de diversité biologique, abondance et structure des écosystèmes à la pêche électrique en raison de l’absence de point de comparaison historique, cette étude n’en reste pas moins déterminante. Pour Frédéric Le Manach, directeur scientifique de l’association Bloom, « elle confirme au minimum la nocivité du chalut à perche — électrifié ou non ».

D’après l’ONG de défense des océans, les Néerlandais œuvrent afin d’assouplir le nouveau règlement européen sur la pêche, qui prévoit une réduction drastique du nombre de chalutiers électriques — de 84 à une quinzaine d’ici la fin de l’année — avant leur disparition définitive en juin 2021.

 Source : Bloom.






Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre.

Lire aussi : La pêche électrique sera interdite en Europe en 2021
Dans les mêmes dossiers       Pêche