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La décision du gouvernement sur l’épandage de pesticides est vivement contestée

21 décembre 2019



La faiblesse des règles imposées par le gouvernement sur l’épandage des pesticides à proximité des habitations - seulement dix mètres de distance - a suscité l’indignation de nombreuses associations écologistes et de victimes des pesticides. Générations Futures écrit notamment : « Les distances – soi-disant de sécurité – retenues sont inconséquentes. 10 mètres ou rien cela s’avère identique et c’est même en régression au regard des distances proposées par le passé dans une instruction de la Direction Générale de l’Alimentation du ministère de l’Agriculture qui prônait 50 mètres pour les cultures hautes à proximité des lieux qui accueillent des publics vulnérables. En outre, ces textes nient le droit à la population d’être informée des périodes d’épandage et du type de produits épandus. » L’association compte engager une action en justice contre ces nouvelles règles. Celles-ci ne sont cependant pas encore publiées et devraient l’être la semaine prochaine.


Vendredi 20 décembre, 15h30 - À partir du 1er janvier 2020, l’épandage de pesticides ne pourra pas se faire à moins de 10 mètres des habitations et des établissements scolaires, a appris BFMTV vendredi 20 décembre de sources gouvernementales.

Selon les informations de la chaîne, l’annonce officielle doit intervenir ce vendredi via un communiqué. Cette distance de dix mètres sera considérée comme « incompressible » pour les « substances les plus préoccupantes ». Quant aux autres produits, la distance légale sera de 10 mètres pour les cultures hautes (arboriculture, viticulture, arbres et arbustes, forêt, petits fruits et cultures ornementales de plus de 50 centimètres de hauteur) ; et de 5 mètres pour les autres cultures.

Ces distances pourront être réduites dans le cadre des chartes départementales (jusqu’à 5 mètres pour l’arboriculture et jusqu’à 3 mètres pour les autres). Par ailleurs, les distances de sécurité s’appliqueront à compter du 1er juillet 2020 pour les cultures ensemencées avant le 1er janvier 2020, à l’exception des produits les plus préoccupants.

Cette distance de 10 mètres est bien loin de celle qui était réclamée par les associations écologistes, ainsi que certains maires qui avaient pris des arrêtés anti-pesticides. Ils estiment qu’une distance d’au moins 100 à 150 mètres serait nécessaire.






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