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Inaction climatique : une décennie perdue

4 mars 2020



Un article publié mercredi 4 mars dans la revue Nature analyse dix ans de rapports du Programme des Nations Unies pour l’environnement sur les besoins en matière de réduction des émissions. Le constat est sans appel : les auteurs concluent que la lenteur des progrès en matière d’action climatique a mené à une « décennie perdue » et que les efforts déployés aujourd’hui pour atteindre les objectifs de Paris doivent quadrupler pour éviter les scénarios désastreux décrits dans le rapport 1.5 du GIEC.

L’article publié dans la revue Nature

En raison de la lenteur de l’action climatique, les gouvernements doivent désormais quadrupler leurs efforts pour atteindre l’objectif de Paris. Les émissions annuelles mondiales de gaz à effet de serre ont augmenté de 14 % entre 2008 et 2018. Cela signifie que les émissions doivent maintenant diminuer plus rapidement que ce qui avait été estimé précédemment.

Selon les auteurs de l’article, si des mesures sérieuses avaient été prises en 2010, les réductions nécessaires pour atteindre les niveaux d’émissions de 2 °C en 2020 (l’objectif mondial de l’époque) étaient d’environ 14 %. Au lieu de cela, les émissions ont augmenté et les réductions requises à partir de 2020 sont maintenant de 55 % d’ici 2030 pour 1,5 °C. Cela signifie que les émissions doivent maintenant diminuer de plus de 7 % par an.

Selon les auteurs, l’écart est désormais si grand que les gouvernements, le secteur privé et les collectivités doivent passer en mode de crise.






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