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Édito — Luttes

Haut les cœurs !

On pourrait croire que tout va mal. Mais de nombreuses lumières s’allument. Et contre bétonneurs et oligarques, l’énergie collective gagne. Loin de se laisser abattre, Reporterre continue de raconter librement le péril écologique et les moyens de le prévenir. Grâce au soutien essentiel de nos lectrices et lecteurs.

L’année n’a pas été gaie, il faut bien le dire, et cet automne, qui a vu une pitoyable COP26, le vacarme médiatique à propos d’un candidat raciste à la présidentielle et le retour du Covid, a plombé le moral, comme on dit. Eh bien, les amis, il ne faut pas se laisser abattre ! Il y a plein de bonnes nouvelles, même si les médias dominants — aux mains, il faut le rappeler toujours, des milliardaires — n’en parlent guère.

Si l’on regarde bien — et à Reporterre, on tâche de bien regarder —, on voit que partout, des luttes se gagnent. Voyez quelques exemples récents de ce que des citoyennes et citoyens ont obtenu, face à la destruction du monde : abandon d’une vague de surf artificielle au Bourget, renoncement par l’État de la vente du domaine de Grignon, arrêt d’un poulailler géant en Bretagne, annulation d’un entrepôt géant d’Amazon dans le Gard, abandon par Decathlon d’un projet bétonnant à Montpellier, etc. Et puis, il y a eu ce coup de tonnerre historique : au Chili, le peuple, après une lutte magnifique en 2019 et 2020, a tourné la page du néolibéralisme en portant au pouvoir un jeune homme de gauche, issu du mouvement étudiant de 2011.

Tout cela, c’est le résultat de luttes menées sans défaillir malgré le découragement fréquent face à la bêtise bornée des bétonneurs et des dominants, mais en puisant la force dans l’entente et la coopération, dans l’union des énergies. Des luttes qui, si la cause est juste et que la détermination ne faiblit pas, conduisent à la victoire. Ces luttes, Reporterre va continuer à les raconter avec ténacité. Tout comme nous allons poursuivre notre voyage toujours inachevé à la rencontre de celles et de ceux qui cultivent, élaborent, créent, inventent les alternatives par lesquelles le monde nouveau se dessine. Ces alternatives font que nous serons prêtes et prêts quand la bascule s’enclenchera.

« Chaque jour, plus de 40 000 personnes peuvent s’informer librement sur l’écologie »

Alors, haut les cœurs ! Tenez, encore une bonne nouvelle : grâce à des milliers de donatrices et de donateurs qui savent que l’écologie est la question vitale de l’époque, et que l’indépendance est la clé d’une bonne information, Reporterre va bien et continue à grandir. Votre soutien a réalisé quelque chose d’unique dans la presse française : un média sans actionnaire, sans publicité, aux articles gratuits, et financé à 97 % par les dons de ses lectrices et de ses lecteurs — les 3 % restant venant des recettes de notre collection de livres avec Le Seuil et de ventes d’articles à des manuels scolaires. Chaque jour, plus de 40 000 personnes peuvent ainsi s’informer librement sur l’écologie.



Grâce à votre soutien, en 2021, nous avons refait notre maquette, multiplié les enquêtes de fond, renforcé notre secrétariat de rédaction pour des articles toujours mieux présentés, amélioré notre qualité photographique et de dessins. Nous n’avons pas cherché à produire beaucoup plus, mais mieux, dans un esprit de sobriété. Une sobriété que l’on retrouve aussi dans notre impact carbone : nous avons été classés comme un des titres les plus sobres de la presse française, parce que nous avons choisi un serveur fonctionnant aux énergies renouvelables et limitant sa consommation, et que nous pratiquons diverses techniques, telles que charger lentement les photos (lazy loading), pour ne pas consommer de débit numérique. Et puis, comme nous sommes libérés de la publicité, nous n’encombrons pas votre cerveau avec de la propagande et n’encombrons pas internet de données inutiles.

Au fait, tout cela n’est possible que par une équipe humaine, professionnelle, engagée, et chaleureuse. Elle s’est encore agrandie en 2021, nous sommes maintenant dix-huit salariés en CDI, et nous allons continuer en 2022, pour toujours mieux informer sur le péril écologique, et sur les moyens de le prévenir.

Alors tout simplement, en cette fin d’année, nous vous demandons de vous joindre à cette énergie qui va empêcher la destruction du monde, et de soutenir Reporterre. C’est ici. Merci et… bonne année !

C’est maintenant que tout se joue…

La communauté scientifique ne cesse d’alerter sur le désastre environnemental qui s’accélère et s’aggrave, la population est de plus en plus préoccupée, et pourtant, le sujet reste secondaire dans le paysage médiatique. Ce bouleversement étant le problème fondamental de ce siècle, nous estimons qu’il doit occuper une place centrale et quotidienne dans le traitement de l’actualité.

Reporterre est un exemple rare dans le paysage médiatique : totalement indépendant, à but non lucratif, en accès libre, et sans publicité.
Le journal emploie une équipe de journalistes professionnels, qui produisent chaque jour des articles, enquêtes et reportages sur les enjeux environnementaux et sociaux. Nous faisons cela car nous pensons que la publication d’informations fiables, transparentes et accessibles à tous sur ces questions est une partie de la solution.

Vous comprenez donc pourquoi nous sollicitons votre soutien. Des dizaines de milliers de personnes viennent chaque jour s’informer sur Reporterre, et de plus en plus de lecteurs comme vous soutiennent le journal. Les dons de nos lecteurs représentent plus de 97% de nos ressources. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, le journal sera renforcé. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

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