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Animaux

Grippe aviaire : des associations veulent l’annulation des arrêtés anti-élevage en plein air

Un premier cas de grippe aviaire en élevage a été confirmé en France par le ministère de l’Agriculture, samedi 27 novembre. Il a été détecté dans une exploitation de poules pondeuses à Warhem, dans le Nord.

« Il s’agit du premier cas en élevage depuis l’épizootie [épidémie qui frappe uniquement les animaux] de l’hiver dernier qui s’était prolongée jusqu’au printemps 2021 », a précisé le ministère dans un communiqué. Une enquête est en cours pour déterminer l’origine de la contamination.

Huit associations et syndicats agricoles (dont la Confédération paysanne) ont déposé trois recours devant le Conseil d’État, lundi 29 novembre, pour faire annuler les arrêtés qui encadrent la lutte contre l’influenza aviaire. Ceux-ci suppriment la possibilité pour les éleveurs labellisés plein air ou bio de garantir à leurs volailles un accès réel à l’extérieur.

Or ces collectifs affirment que les contaminations ont lieu dans les élevages industriels et non en plein air. Celui de Warhem, où un premier cas a été confirmé, est un élevage de 160 000 poules élevées en bâtiment. « Par ces recours, nous défendons le choix des paysans de travailler en suivant les exigences de cahiers des charges de qualité, respectueux de l’environnement et des animaux, et le choix des consommateurs d’avoir accès à des produits issus de l’élevage en plein air », a déclaré Évelyne Boulongne, porte-parole du mouvement interrégional des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap).

Depuis le 5 novembre, l’ensemble du territoire métropolitain a été placé en risque « élevé » au regard de la progression rapide du virus de l’influenza aviaire en Europe. Quelques jours plus tard, Reporterre était allé à la rencontre d’un éleveur en plein air ayant fait le choix de ne pas enfermer ses volailles.

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