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Fessenheim : l’État promet 400 millions d’euros à EDF, des associations portent plainte

16 novembre 2019



À quelques mois de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, prévue le 22 février 2020 pour le premier réacteur et le 30 juin 2020 pour le second, une plainte a été déposée ce jeudi 14 novembre devant la Commission européenne. Sortir du nucléaire dénonce le protocole d’indemnisation signé entre EDF et l’État français le 27 septembre 2019 et demande l’ouverture d’une enquête pour « aide d’État ».

Soutenue par Alsace Nature et Stop Fessenheim, l’association s’oppose aux deux volets de l’indemnisation qui prévoient :
 400 millions d’euros versés « sur une période de quatre ans suivant la fermeture de la centrale ». Ce versement initial comprend notamment les dépenses de post-exploitation ainsi que les coûts de démantèlement et de reconversion du personnel.
 D’autres versements ultérieurs, chiffrés à environ 4 milliards d’euros selon Sortir du nucléaire, permettront de couvrir un « éventuel manque à gagner ». Cette somme comprend « les bénéfices qu’auraient apportés les volumes de production futurs (...) jusqu’en 2041 », selon EDF.

En soulignant le manque à gagner, « EDF fait l’hypothèse que la centrale pourrait fonctionner jusqu’à 64 ans alors qu’elle est grabataire », déclare André Hatz, le président de Stop Fessenheim. Les associations alsaciennes qui ont lutté pour la fermeture de la centrale déplorent une « indemnisation complètement disproportionnée. À quoi s’ajoute le coût du démantèlement qu’EDF aurait dû faire un jour ou l’autre ».






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