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Face au changement climatique, les engagements étatiques sont insuffisants, dit l’ONU

27 novembre 2018 / par Alexandre-Reza Kokabi (Reporterre)



Les engagements et les actions étatiques actuelles ne sont pas à la hauteur pour limiter une hausse des températures mondiales à 1,5 voire 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle. C’est le constat dressé dans un rapport publié ce mardi 27 novembre 2018 par le Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE).

A six jours de la COP24 en Pologne, le PNUE a dévoilé son neuvième rapport annuel sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). L’équipe internationale mobilisée, composée d’éminents scientifiques, s’est appuyée sur des publications récentes – comme le dernier rapport spécial du GIEC - reflétant l’état du consensus scientifique.

Résultat : les engagements actuels pris par chaque pays, exprimés dans les Contributions déterminées au niveau national (CDN), sont insuffisants pour combler l’écart avec les émissions mondiales souhaitées à l’horizon 2030. Pour les auteurs du rapport, il est techniquement encore possible de combler l’écart pour s’assurer que le réchauffement climatique reste bien en deçà de 2°C et 1,5°C, mais si les ambitions des CDN et les actions ne sont pas augmentées avant 2030, le dépassement de l’objectif de 1,5°C ne pourra plus être évité. Un effort urgent et sans précédent s’impose, alors que les émissions mondiales de CO2 ont augmenté de 2 %, en 2017, après trois années de stagnation. Les émissions mondiales de GES en 2030 doivent être inférieures d’environ 55 % à celles de 2017 pour que le monde chemine sur la voie la moins coûteuse d’un réchauffement planétaire à 1,5°C.

« Le but de ce rapport c’est avant tout de dénoncer une tendance globale inquiétante, explique Kurt Van Dender à Reporterre, l’un des auteurs principaux du rapport et chef d’unité sur les taxes environnementales à l’OCDE. A tous les niveaux, dans le contexte actuel, chaque décision politique doit désormais être cohérente avec les logiques climatiques, avec les objectifs fixés par l’Accord de Paris. »

Source : Reporterre.






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Crédit photos : Daniel Pascoa, sur Unsplash.

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