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En Chine, 3 millions de décès prématurés liés à la pollution atmosphérique

16 mars 2017



La Chine pourrait éviter 3 millions de décès prématurés chaque année en réduisant sa pollution atmosphérique au niveau recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), selon une étude publiée mercredi 15 mars dans la revue The British Medical Journal (BMJ).

Des chercheurs chinois du centre de contrôle des maladies de Pékin ont étudié les effets de la pollution atmosphérique sur les décès dans 38 grandes villes chinoises (soit 200 millions de personnes) entre janvier 2010 et juin 2013. Au cours de cette période, la concentration quotidienne de particules fines PM10 (émises surtout par le trafic routier, le chauffage et l’agriculture) atteignait en moyenne 92,9 microgrammes par mètre cube (µg/m3) d’air, alors que l’OMS recommande de baisser ce taux à 20µg/m3 en moyenne annuelle.

En étudiant les 350.000 décès intervenus dans les 38 villes entre 2010 et 2013, les chercheurs ont découvert qu’une hausse de la concentration en PM10 de 10µg/m3 était associée à une augmentation du nombre quotidien des décès de l’ordre de 0,44 %. L’exposition aux PM10 s’est avérée globalement plus néfaste chez les femmes, les adultes de plus de 60 ans et les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires.

Les chercheurs sont parvenus au chiffre de trois millions de décès prématurés évités chaque année en Chine en faisant un « calcul sommaire » mais relèvent que ce chiffre est vraisemblablement sous-estimé.






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