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Des activistes d’Extinction Rebellion ont dénoncé la pollution des océans

8 octobre 2019



Lundi 7 octobre 2019, sur le pont au Change, à Paris, un bateau. Sa voile arbore le logo d’Extinction Rebellion, teinté en bleu pour l’occasion. Dans l’embarcation, un DJ mixe sur des platines. Deux hommes sont allongés sur le sol, devant la coque, pour empêcher que les forces de l’ordre enlèvent le bateau. « Ce qui nous fait peur, c’est le réchauffement climatique. Rester plusieurs jours accrochés à un bateau avec des policiers autour, ça ne nous dérange pas », déclarent Jules et Antoine.

Les mains liées par un tube bleu nommé « arm block » [qui rend leur séparation difficile voire impossible sans leur déboîter les bras], ils participent à l’action « Eaux Secours », qui a pour objectif de sensibiliser à la pollution maritime. « On est au moins une trentaine à avoir travaillé là-dessus », explique Pépito, membre d’Extinction Rebellion. A ses pieds, un requin en papier mâché est piégé dans un filet de pêcheur, accroché entre deux feux de circulation. Des déchets en plastique sont coincés dans les mailles. « Cette scène symbolise la surpêche et les tonnes de plastique que nous rejetons dans l’eau, explique Jeanne. Si nous continuons ainsi, à l’horizon 2050, la masse de plastique dans les océans sera plus lourde que celle des poissons. »

« Rebelle Bernadette » a posé sa journée pour participer à l’action.

« Les périls auxquels font face les océans me touchent personnellement, raconte Rebelle Bernadette. Dans la famille, on aime la voile, c’est un endroit où j’aime me ressourcer. C’est important que ça reste cet endroit de quiétude et de beauté. » Le sablier d’Extinction Rebellion est peint en bleu sur son front. Cela fait un mois qu’elle a rejoint le mouvement. L’action menée au Pont de Sully l’a incitée à s’engager. Pour l’ouverture de cette quinzaine de rébellion, la jeune femme a posé sa journée. Elle naviguera le reste de la semaine entre son lieu de travail et le blocage. « Je suis contente que ça bouge et de ne pas être la seule à être remontée à bloc », s’enthousiasme-t-elle.

- Source : Garance Diaconu pour Reporterre.






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