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Cirques et élevages : « fin progressive » de l’utilisation des animaux sauvages

29 septembre 2020



Lors d’une conférence de presse mardi 29 septembre, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a annoncé la fin progressive de la présence d’animaux sauvages dans les cirques ainsi que dans les delphinariums. « Il n’est plus responsable de transporter des hippopotames ou des fauves de communes en communes », a-t-elle déclaré, insistant sur le fait que cette décision « n’est en rien une remise en cause de l’existence des cirques ». Elle n’a pas annoncé de calendrier précis mais un accompagnement des structures via une enveloppe de 8 millions d’euros. Il y aurait environ 500 fauves dans les cirques français selon la profession.



La ministre a également annoncé la fin de l’élevage des visons d’Amérique pour leur fourrure : « Il est temps que notre fascination ancestrale pour ces êtres sauvages ne se traduise plus par des situations où l’on favorise leur captivité par rapport à leur bien-être », a-t-elle dit. La France compte quatre élevages de visons. Le 29 août dernier, l’association One Voice avait révélé par des vidéos les conditions déplorables dans lesquelles ces animaux étaient élevés.

Dans un communiqué, la Fondation droit animal, éthique et sciences a applaudi ces annonces : « De telles mesures reflètent, selon les mots de la ministre, notre “rapport nouveau à l’animal sauvage” dans une “civilisation mature”. » L’association L214 s’est également « réjouie d’une telle décision », celle-ci ne doit cependant pas masquer, dit-elle, « les avancées nécessaires et attendues sur l’élevage intensif, qui concerne plus d’un milliard d’animaux ». L214 sortira à ce propos de nouvelles enquêtes vidéo mercredi 1er octobre.

De son côté, l’association One Voice a fait part de ses doutes et juge ces mesures « floues » et « minimales » : « Le dressage est occulté, aucune date de fin n’est fixée pour les cirques et rien n’a été dit sur leur mise en œuvre », regrette Muriel Arnal, la présidente de l’association.

Ces mesures vont dans le bon sens, mais elles sont trop faibles ! Elles sont loin de balayer assez de sujets et bien en deçà des attentes sociétales ! On attendait de la France un rugissement pour tous ces animaux en souffrance, elle a timidement miaulé…

Ces mesures interviennent alors que la préoccupation citoyenne pour le bien-être animal ne cesse pas de croître. En témoigne le succès grandissant de l’initiative pour un référendum pour les animaux, qui entend faire interdire l’élevage en cage, l’élevage à fourrure, la chasse à courre et autres chasses dites traditionnelles, les spectacles avec les animaux sauvages, l’expérimentation animale ainsi que mettre fin à l’élevage intensif. À ce jour, 142 parlementaires se sont dits favorables à une loi allant dans ce sens.

À l’Assemblée, le groupe Écologie Démocratie Solidarité devrait d’ailleurs présenter le 1er octobre une proposition de loi « pour mettre fin à certaines pratiques génératrices de souffrances chez les animaux et pour améliorer les conditions de vie de ces derniers, mais aussi pour accompagner les professionnels dans ces évolutions ».








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