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Un quart des aéroports Ryan Air en Europe sont sous perfusion de fonds publics

18 juillet 2019



Selon une étude de l’ONG Transport & Environment publiée le 15 juillet, 17 des 224 des aéroports Ryan Air seraient déficitaires et 35 seraient dépendants d’aides publiques néfastes pour le climat. Autrement dit, « parmi tous les aéroports desservis par Ryan Air en Union européenne, un quart d’entre eux seraient déficitaires et maintenus sous perfusion grâce aux subventions publiques », a précisé le Réseau Action Climat dans un communiqué.

Près de la moitié des aéroports listés sont situés en France (16) et en Italie (7). Les aides publiques attribuées par le gouvernement et des collectivités territoriales via des paiements directs et des exonérations fiscales, maintiennent les prix artificiellement bas. Le coût réel repose donc sur tous les contribuables, qu’ils prennent ou non l’avion.

Par exemple, l’aéroport Paris Vatry a reçu 108.000 passagers en 2017 et 3 millions d’euros en subventions publiques, ce qui représente un coût de 30 € par passager, un montant plus élevé que certains billets vendus par Ryan Air au départ de cet aéroport.

« Ces subventions sont accordées sans considérer leurs nuisances environnementales, sonores et climatiques », a expliqué le Réseau Action Climat. Ainsi, Ryan Air est la première compagnie aérienne en nombre de passagers transportés en Europe et l’une des compagnies qui engrangent le plus de bénéfices, et en même temps, la compagnie est aussi entrée au top 10 des entreprises les plus émettrices de CO2 en Europe aux côtés des centrales à charbon en 2018.






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